Avocat au Barreau de Lille et Président de la Maison de Quartier de Wazemmes, Pascal COBERT vous propose un regard décalé sur l'actualité et le débat d'idées.
A peine Martine Aubry a t-elle composé son "gouvernement" que les mauvaises langues se délient. La promotion du député européen Harlem Désirdevenu secrétaire national du PS en tant que proche du Maire de Paris fait jaser. C'est que l'on se souvient du bonhomme au palais de justice de Lille. Le leader charismatique de SOS Racisme sur-subventionné sous la mittérandie triomphante, le défenseur des beurs et des pauvres immigrés a du s'expliquer devant les juges lillois. Le sympathique militant des droits de l'homme qui n'avait pas encore commencé sa carrière au PS était accusé de bénéficier d'un emploi complètement fictif et d'un salaire totalement réel... En effet, de novembre 1986 à octobre 1987, Harlem Désir était salarié par l'Association Régionale pour la Formation et l'Education des Migrants, (ARFEM). Embauché en tant que formateur permanent, il percevait un petit salaire de 10 500 francs par mois en contrepartie de... rien du tout. Il ne savait même pas où se trouvait son bureau de formateur ! Sa tâche se limitait à recevoir sa fiche de paye. Une misère ! Classique ? Sauf qu'en l'espèce le brave Harlem bénéficiait d'un détournement de subventions publiques destinées aux... immigrés dont il se voulait l'ardent défenseur. Malaise.
Le Tribunal Correctionnel de Lille, le 17 décembre 1998, a condamné le héros de "Touche pas à mon pote" à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d'amende pour recel d'abus de bien sociaux. Quand il a fallu payer la dette, Harlem Désir a sollicité...une nouvelle subvention ! Fort de cette expérience, Harlem débutera ensuite une nouvelle carrière au sein du PS qui sait récompenser les vrais talents et croit ardemment à la réinsertion des délinquants.