Avocat au Barreau de Lille et Président de la Maison de Quartier de Wazemmes, Pascal COBERT vous propose un regard décalé sur l'actualité et le débat d'idées.
Lors du dernier conseil municipal, Martine Aubry est revenue sur l'affaire des dégradations commises sur la façade de la synagogue de Lille. Elle insiste sur le fait que les manifestations en faveur de la paix au Moyen Orient ne peuvent justifier le recours à des slogans antisémites. Elle annonce ensuite que la Ville de Lille s'était constituée partie civile devant les tribunaux et qu'elle se réjouissait de la condamnation prononcée à savoir 6 mois de prison ferme pour réaffirmer à la communauté juive qu'elle était toujours à ses côtés.
Petit rappel. Lorsqu'il fut constaté une inscription peinte (une croix gammée et les initiales ZOG) à l'entrée de la synagogue, les représentants des institutions juives ont mis en exergue que cet attentat était la conséquence directe des manifestations pro-palestiniennes et ses slogans anti-israéliens, ce que semble reprendre à son compte Martine Aubry. "Il ne faut pas importer à Lille le conflit du proche orient" martelaient ceux qui soutiennent sans réserve la guerre menée par Israël et organisent des prières pour le succès de l'opération. Or, les auteurs de cette dégradation s'avèrent être de vulgaires skinheads manifestant un total désintérêt vis à vis du drame palestinien. Bien sûr, on attend les excuses... En conseil municipal, Martine ne prend pas la peine de préciser qu'en définitive tout cela n'avait strictement rien à voir avec le drame de Gaza. Bien au contraire, elle maintient de plus belle la confusion.
Par aileurs, la Vile de Lille n'est nullement inervenue à l'audience et ne s'est pas constituée partie civile contrairement à ce qu'affirme Madame le Maire. De toute fàçon, la démarche eût été irrecevable.
Ce n'était qu'une toute petite mise au point.