Ils racontent que notre Chti'Tine était à la fin du mois d'août à Palaiseau pour animer une réunion qu'elle voulait garder secrète mais apprenant que des journalistes curieux (si, si, il y en a !) avaient cherché à savoir de quoi il retournait la grande cheftaine du parti socialiste s'est emportée. Une grosse colère, quoi.
"Tous des connards"aurait-elle lâché devant ses camarades (dont certains se sont empressés de tout raconter au vilan petit Canard) et Titine fâchée pour de bon aurait lancé: "On arrête tout ! Je m'en vais !" et pour bien se faire comprendre:"Je ne veux rien dans la presse. Rien, vous m'entendez ! C'est tous des connards. Si on veut avoir une chance de s'en sortir, il faut garder le secret absolu sur notre rencontre et l'organisation de la consultation des militants." Alors, bien sûr, les journalistes n'apprécient pas beaucoup. Etre traité de la sorte n'a effectivement rien de glorieux. Mais, c'est bien mal comprendre la Maire de Lille ! Ses proches, qui ont l'habitude, disent que "Tous des connards" est chez elle une formule quotidienne qui s'adresse à toutes sortes de gens dont certains ne sont pas dépourvus à ses yeux de réelles qualités et qui lui sont même très proches ou à son service. Certains affirment même qu'il s'agit, chez elle, quasiment d'une formule affectueuse.
Pour être honnête (Eh ben oui, cela m'arrive...), c'est vrai que Chti'Tine entretient des relations compliquées avec les journalistes qui, il faut bien l'admettre, ne sont pas toujours sympas avec elle. Ainsi, recevant une délégation de journalistes syndiqués de la La Voix du Nord s'inquiétant de la résistance de leur patron pour appliquer sa loi des 35 heures, elle avait soutenu que les journaleux n'avaient vraiment pas à se plaindre de leurs conditions de travail. Bande de fainéants, quoi ! Pas très habile... Mais, voilà, la vérité c'est qu'elle ne cherche pas à séduire. Et, les éconduits le lui rendent bien.
Mais le problème est bien plus ancien. Jeune fille, Titine a bénéficié d'une sorte de stage dans un grand journal car elle rêvait, parfois, d'être journaliste. Eh, oui ! C'était à France Soir, un grand journal d'influence à l'époque. Et l'expérience fut désastreuse. La jeune Martine est partie dépitée, cherchant une autre voie professionnelle, en s'exclamant au sujet des journalistes qu'elle a côtoyés: "Ce ne sont que des bons à rien qui ne pensent qu'à pincer les fesses des filles !" Et depuis, Chti'Tine n'a pas changé d'avis.