Avocat au Barreau de Lille et Président de la Maison de Quartier de Wazemmes, Pascal COBERT vous propose un regard décalé sur l'actualité et le débat d'idées.
Une soirée de prières à la synagogue de Lille au coeur du conflit "Israélo-Palestinien", comme on dit. C'est bien. Respectable, même. Mais, on apprend qu'il s'agissait de prières pour...Isarël. On ne prie donc pas pour les centaines de morts et les milliers de blessés, ni pour les gens qui souffrent de ne pouvoir boire, manger, se soigner et qui survivent dans ce camp dans lequel ils sont concentrés et dont ils ne peuvent s'échapper dans la crainte permanente d'un bombardement meurtrier. On prie pour ceux qui tuent hommes, femmes et enfants. Une prière pour les assassins. Ce n'était donc pas une prière pour la paix mais une prière pour la guerre. Pendant ce temps là, les dirigeants de la communauté juive de Lille mettent en garde. Attention aux dérapages ! Qu'on n'évoque surtout pas le terme de "génocide". Le concept est déposé. Réservé. Qu'on ne parle pas de "crime contre l'humanité" ! Ce n'est pas donné à n'importe qui d'être victime d'un "crime contre l'humanité". Cela se mérite, Monsieur. Surtout attention aux amalgames ! Il ne faut absolument pas confondre "politique israélienne" et "juifs de France". Condamner Israël, c'est faire preuve d'antisémitisme. N'est-ce pas ? C'est évident. Silence, on tue. Silence, on prie. Un peu de respect, tout de même...