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Avocat au Barreau de Lille et Président de la Maison de Quartier de Wazemmes, Pascal COBERT vous propose un regard décalé sur l'actualité et le débat d'idées.

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On reparle de l'ESJ ?

Nous avions raconté sur ce blog la dernière Assemblée Générale de l'Ecole Supérieure de Journalisme de Lille. Un véritable scoop. Des commentaires enflammés. A l'occasion, on révélait le déficit abyssal de l'école: 808.866 Euros pour l'exercice 2007/2008 et près de 2.200.00O Euros de déficit cumulé. Quelques semaines plus tard, La Voix du Nord publiait un long article sur l'affaire. Pourtant le Président Philippe Vasseur avait demandé le secret le plus absolu sur la situation périlleuse de l'école. Il fallait éviter, à tout prix, que les futurs candidats de l'école se tournent vers d'autres institutions concurrentes en craignant un dépôt de bilan avant la fin des études. Il ne faut pas oublier que chaque année, des centaines de candidats postulent au concours d'entrée à l'ESJ. Et, pour passer le concours, il faut verser une somme de 300 Euros de frais de dossier. Cela rapporte à l'école la coquette somme annuelle de 120.000 Euros. Pour améliorer ses chances, l'ESJ propose un module de préparation au concours de 400 Euros. Cela rapporte pas mal non plus. Bien sûr, en cas d'échec, l'école ne rembourse rien. Et, en cas de succès, l'étudiant doit se délester de près de 8000 Euros pour financer ses études. Un vent de panique pourrait être fatal. Bref, lors de cette AG, sur intervention du commissaire aux comptes, les comptes n'ont pu être approuvés. Cela fait désordre...

Alors quoi de neuf, me direz-vous ? Alors voilà. A peine une petite trentaine de personnes se sont péniblement levés samedi dernier pour participer à l'assemblée générale extraordinaire convoquée par le Président pour, enfin, approuver les comptes. Ambiance particulièrement morose. Et les courageux participants à la réunion affichent le plus grand mutisme. Personne, mais vraiment personne, ne veut s'exprimer. Ce n'est pas l'Omerta mais presque. Enfin... En se basant sur des témoignages forcément indirects, on peut reconstituer la séance.

Philippe Vasseur s'est longuement emporté au sujet des fuites de la dernière AG et l'article de La Voix du Nord. "Des vautours" a lancé le Président de l'ESJ. "Cela intéresse qui ?" s'est il interrogé. A croire que Philippe Vasseur n'a jamais rédigé d'article dans les pages saumon du Figaro décortiquant les difficultés d'entreprises connues. Du coup, il a benoîtement expliqué qu'il ne pouvait décemment pas distribuer les documents comptables à l'assemblée puisqu'ils risquaient de se retrouver dans la presse. Et voilà comment les comptes ont été approuvés à l'unanimité  sans que qui que ce soit ne soit en mesure de vérifier les résultats affichés. Bien mieux, aucun chiffre n'a été communiqué ! Et, personne ne s'est abstenu et moins encore opposé. C'est beau la confiance... Enfin, tempérons. Un des votants, peu convaincu, a soupiré à son voisin juste avant de lever le bien nommé verre de l'amitié (ce n'était toujours pas du champagne...) "De  toute façon, c'est pas nous qui irons en prison". Alors, tout va bien !

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N
Cher K 2000, <br /> Cher K 2000, <br /> <br /> Comme vous pouvez le voir avec certaines interventions, l'ESJ ne forme pas que des journalistes; elles forment également ("surtout" disent les mauvaises langues) des attachés de presse ou des communiquants divers et variés.
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K
Loriosson, vous êtes drôle tant vous vous caricaturez !<br /> "Ce sujet n'est pas vraiment un... sujet." : eh bien, moi, lecteur de ce blog, ce sujet m'a intéressé. Je félicite donc le rédacteur en chef de ce blog de m'avoir fourni une information que j'ignorais. "Ce sujet n'en est pas un", c'est la meilleure excuse des journalistes paresseux.<br /> <br /> "Cela fait des années et des années que l'esj vit dans la dette, c'est une école et c'est normal." Ah bon ? Vivre dans la dette, c'est normal quand on est une école ?<br /> <br /> "A l'image de l'endettement d'une commune, de la dette de la France ou du trou de la Sécu. Ce sont des situations banales, inutile d'en faire des posts alarmants sur fond d'enquête exclusive." Première chose : la dette de l'Etat ou le trou de la Sécu sont régulièrement l'objet de sujets dans les médias. Eh bien souvent, ils sont alarmants ! Enfin, sachez qu'une commune est tenue de présenter un budget équilibré, qu'elle peut, pour investir, emprunter et que tout ça est débattu lors de conseils municipaux et que ces conseils municipaux font l'objet... d'articles dans la presse locale ! Et quand une commune dérape gravement, cela fait l'objet de sujets alarmants dans les médias (exemple : Hénin-Beaumont).<br /> <br /> Rassurez-moi : tout ça, on vous l'enseigne à l'ESJ ?
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P
Le trou de cette école est à l'image du contenu de notre presse. Sans fond.
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L
Certes, mais en attendant les comptes ont été approuvés, c'est le principal non ?
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P
<br /> Et dans quelle transparence !!! Et d'après vous, le passif a disparu ? Quand les comptes sont approuvés, cela signifie seulement qu'ils sont sincères et véritables. Mais, après on doit prendre les<br /> décisions qui s'imposent. Est-ce la cas ?<br /> <br /> <br />
L
K2000, il ne s'agit en aucun cas de taire le sujet, c'est juste que ce sujet n'est pas vraiment un... sujet. Cela fait des années et des années que l'esj vit dans la dette, c'est une école et c'est normal. A l'image de l'endettement d'une commune, de la dette de la France ou du trou de la Sécu. Ce sont des situations banales, inutile fd'en faire des posts alarmants sur fond d'enquête exclusive.
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P
<br /> L'école est une entreprise et se doit de respecter la loi. Que ce soit une société ou une association, quand l'actif n'est pas suffisant pour faire face au passif, le dirigeant dispose d'un délai<br /> de 15 jours pour déposer le bilan et bénéficier d'une mesure de redressement judiciaire si malgré tout la structure est viable. Donc, ce n'est pas anodin, du tout...<br /> <br /> <br />