Avocat au Barreau de Lille et Président de la Maison de Quartier de Wazemmes, Pascal COBERT vous propose un regard décalé sur l'actualité et le débat d'idées.
Nouveau grand débat aujourd'hui au journal de Jean-Marc Morandini sur Europe 1 en compagnie de Guy Birenbaum et de l'inusable François de Closet. Quand j'étais tout petit, je le voyais déjà nous expliquer la marche du monde à la télé en noir et blanc ! Ce qui est difficile avec lui, c'est d'en placer une ! Il intervient, puis se commente et enfin il explique et recommence. Nous avons surtout débattu de la crise et des parachutes en or, des stock options et autres bonus. Belle unanimité pour dénoncer les travers immoraux du capitalisme financier. Je m'amuse de cette évolution du discours. Il y a peu, on nous faisait encore croire qu'un Conseil d'Administration d'une entreprise du CAC 40 équivalait à une structure de contrôle, une sorte de comité d'éthique réunissant de braves philanthropes particulièrement soucieux de l'intérêt général et du bonheur de tous. Mais si le discours change, on demeure dans le "blabla" et on l'a toujours dans le...baba (ça, je ne l'ai pas dit...). Tout le monde s'émeut des sommes colossales allouées aux grands patrons mais pendant l'émotion, on continue de plus belle. Bref, il faut absolument encadrer en légiférant. Et, qu'on ne nous fasse pas le coup des grands patrons qui s'enfuieraient à l'étranger ! Qui n'en veut ???
On a ensuite évoqué, encore une fois Nicolas 1er. Je parle de la récession économique, la déroute morale et du fossé qui se creuse entre le peuple et le chef de l'Etat qui ne s'adresse plus à la nation mais devant ses partisans à Saint Quentin pour dire et redire qu'il est le meilleur des meilleurs. Alors même que dans sa propre majorité des voix s'élèvent pour à tout le moins suspendre le bouclier fiscal et taxer les plus aisés, Nicolas 1er a répondu qu'il n'avait pas été élu pour augmenter les impôts... "Touche pas à mon riche !", quoi. Il faut protéger les privilégiés, surtout en temps de crise. Bref, le président de la République se caricature lui-même.
Le dernier sujet, c'était le bide de Martine Aubry. Rien à voir avec son anatomie, bien sûr mais de son échec retentissant de ce qui devait être un grand meeting au Zénith de Paris sur le thème des libertés. A peine un petit millier de militants dans la grande salle dont la moitié ramenée du Nord en bus et une addition salée de 100.000 Euros. François de Closet n'a pas lâché le micro en évoquant à la fois Rika Zaraï et Tino Rossi et quand j'allais, enfin, m'exprimer, j'étais chaud bouillant, c'était fini. Le jingle de fin était lancé ! Zut, je n'ai pas pu dire tout le bien que je pensais de Chti'Tine. A la prochaine, le 31 mars !