Avocat au Barreau de Lille et Président de la Maison de Quartier de Wazemmes, Pascal COBERT vous propose un regard décalé sur l'actualité et le débat d'idées.
Daniel Percheron n'est pourtant pas un mauvais cheval (je sais, c'est nul, mais bon). Il a pourtant (et de loin!) dépassé la ligne jaune. Le Président du Conseil Régional du Nord du Pas-de-Calais nous avait habitué à des propos plutôt mesurés, mais là, dans la course à la petite phrase d'indignation pour commenter l'affaire de la banderole, il a largement dépassé l'acceptable. A force de chercher une formule choc pour passer dans les médias, on dérape. Prémonition ? J'avais dit, dans un précédent billet, qu'on allait bientôt évoquer une "génocide Chti". Et bien, c'est fait. Le sénateur socialiste a cru pouvoir déclarer "On ne peut pas faire plus que cette banderole qui est un appel à la Shoah". Comparer un vulgaire calicot idiot au génocide de millions de juifs...
Heureusement que la formule n'émane pas d'un Dieudonné ou d'un Le Pen. J'imagine les réactions en chaîne et les éxigences de sanctions ultimes de la part des associations de défense des droits de l'homme et de la mémoire juiive qui hurleraient au négationisme et au révisionisme. Les insultes affichées au stade de France sont méprisables mais certaines réactions, qui plus est provenant d'hommes publics, sont insoutenables. Daniel Percheron serait le bienvenue (chez les Chtis, bien sûr) de s'excuser.