Avocat au Barreau de Lille et Président de la Maison de Quartier de Wazemmes, Pascal COBERT vous propose un regard décalé sur l'actualité et le débat d'idées.
A peine terminée la noce princière, il nous faut nous intéresser à la béatification du pape Jean-Paul 2. Revoilà la France "fille aînée de l'Eglise" en marche. On oublie quelques jours les valeurs laïquespour participer à la pompe vaticane. Si le roitelet avait pensé un temps rehausserla cérémonie cathodique de son auguste personne, il a fini par y envoyer en ambassade le 1er ministre, François Fillon. Que les évêques et autres religieux se ruent au Vatican pour l'évènement, rien de plus normal. Que le chef de gouvernement s'associe à la messe, cela n'est guère acceptable. Et on apprend que le petit roi de l'Elysée a adressé un courrier à son homologue du vatican pour exprimer l'attachement de la France et des Français à Jean-Paul 2. "Le souvenir de cette personnalité hors du commun a non seulement marqué les esprits par l'intensité de sa foi mais aussi par le rôle majeur qu'il aura houé dans l'Histoire" annonce Nicolas 1er. " Il ajoute en notre nom "Ami de la France, le pape Jean Paul II lui a rendu de nombreuses reprises... C'est ensouvenir de ce lien étroit, presque privilégié, entre le pape Jean Paul II et la France que je tenais, Très Saint Père, à vous exprimer en mon nom et en celui de mes compatriotes, l'attachement que nous lui portons au moment où l'Eglise catholique s'apprête à l'élever à l'honneur de ses autels". Que le chef de l'Etat puisse évoquer l'attachement des catholiques français, pourquoi pas, quoique... Mais il ne peut ainsi soutenir l'attachement de tous mes français au chef d'une église. Habémus minus !