Avocat au Barreau de Lille et Président de la Maison de Quartier de Wazemmes, Pascal COBERT vous propose un regard décalé sur l'actualité et le débat d'idées.
Il ne se passait pas une semaine depuis deux ans sans que le grand manitou de l'UMP ne réclame l'air imprégné de suffisance la démission de tout responsable socialiste au moindre pet de travers ou petit couac. Il vient donc, enfin, de s'appliquer la régle à lui-même, sous la pression sans faille de ses "amis". Il a jeté l'éponge... Par contre, nul n'évoque pour l'instant la démission de Jérôme Lavrilleux qui a reconnu au bord des larmes être au coeur des magouilles financières en sa qualité conjointe de directeur de cabinet du Sieur Copé et de directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy... tout en couvrant ses chefs. Pourtant le dit Lavrilleux qui se déclare coupable a été élu ce dimanche député européen UMP dans la grande circonscription de Nord Ouest et devrait jouir d'une belle immunité parlementaire. A l'heure du grand nettoyage, et de l'éthique soit disant retrouvée, il devrait à tout le moins renoncer à ce mandat. Démission, donc ! Sinon ? Une question se pose et en l'état nul ne l'évoque. L'UMP a donc pris en charge des millions d'€ en réglant des fausses factures afin de permettre au candidat Sarkozy de crever le plafond de ses dépenses de campagne. Ses comptes avaient été recalés par le Conseil Constitutionnel puisqu'il avait "oublié" de faire apparaître dans son bilan de nombreuses dépenses. On apprend désormais qu'en sus par le biais du scandale "Big-Millions", l'UMP a payé ce que le candidat avait sous payé. Alors, d'où vient l'argent ? Oui, d'où vient l'argent puisque les comptes de l'UMP ne permettaient évidemment pas de telles dépenses ?